Les représentants des forces de l’ordre et l’exemplarité.

Force de l'ordre

« Depuis quelques temps, nous assistons à des dérives des représentants des forces de l’ordre en France. Des dérives intolérables, innommables, d’une violence extrême. Qu’est devenu le devoir d’exemplarité ?

Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, le Jeudi 3 Février 2017. Un simple contrôle d’identité par 4 agents des forces de l’ordre. Un simple contrôle qui se termine en une agression, un viol sur Théo, un jeune homme de 22 ans, noir… Peut-être son tort… Sûrement même.

Théo s’est fait tabasser, cracher dessus, pire, sodomiser par la matraque d’un policier. 60 Jours d’incapacité totale de travail ( I.T.T. ), une lésion anale de 10 centimètres de profondeur…

Des méfaits qui se déroulent sous les yeux des habitants de la cité, qui, pour certains, ont eu le réflexe de filmer. Mais si ces voisins, passants n’avaient pas filmé, que ce serait-il passé ? Encore une affaire étouffée ?

Suite à ses films amateurs, les enregistrements de vidéosurveillance ont montré qu’effectivement Théo a bien été roué de coups. Emmener dans un « angle mort » où ces « policiers » l’ont sodomisé… Ne serait-ce pas la preuve d’une préméditation ? Pourquoi l’avoir emmené dans un endroit hors de portée des caméras ?

Face à des faits aussi graves, à l’heure à laquelle nous parlons, les 4 « policiers » sont placés sous contrôle judiciaire. Cela signifie qu’ils sont chez eux, dans leur maison, dans leur famille, avec pour seul contrainte d’aller signer une fois par semaine au commissariat…

Mais si ces agresseurs n’étaient pas des « représentants des forces de l’ordre » mais des gens « sans uniformes », auraient-ils le même traitement ? Ne seraient-ils pas placés en détention provisoire ?

À Menton, dans les Alpes-Maritimes, le 21 Décembre 2016… Selon « Bien Public » et relayé par plusieurs médias, un policier âgé d’une trentaine d’années, en poste au commissariat, a été condamné à 18 mois de prison ferme sans mandat de dépôt. Il y a un an, des images à caractère pédopornographiques avaient été découvertes par hasard dans son téléphone portable.

Des images pédopornographiques… De la délinquance sexuelle.

Comble du comble, le trentenaire ne sera ni inscrit au fichier des délinquants sexuels ni contraint de quitter ses fonctions de policier, comme l’avait requis le parquet. Dépeint comme un « très bon flic » selon son avocat. il pourrait bénéficier d’un aménagement de peine. Quand on pense que c’est ce même homme qui pourrait vous contrôler et vous verbaliser… Pour l’heure, il est toujours en poste au sein de son commissariat.

Mais si, pour reprendre le terme de son avocat, cette personne n’était pas un « bon flic », aurait-elle le même traitement ? Est-ce qu’un bon employé, un bon employeur, ayant commis le même délit, aurait eu une telle clémence ? J’en doute…

Ces représentants des forces de l’ordre, ces représentants de la justice, eux qui doivent faire preuve d’exemplarité, sont-ils traités comme des citoyens « normaux »? Bien sur que non, puisque dans le dernier cas, la justice a rendu son verdict. Un verdict complètement irrespectueux vis à vis des enfants, de tous les enfants du monde entier. Un « policier » doit protéger et servir le peuple. Comment peut-il encore exercer son métier ?  Pour quels raisons n’est-il pas répertorié dans les délinquants sexuels ? Cela nous prouve une fois de plus, que la justice n’est pas la même pour tout le monde.

Heureusement que ce ne sont que des cas isolés, qu’il y a une majorité de policiers intègrent. Mais où est la justice juste… »

M. MURATORE

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